Conseil Municipal du 05/02/2013 à Limoges / Intervention de Daniel Badou

Conseil Municipal du 05/02/2013

 

Intervention de Daniel Badou pour le parti radical de gauche.

 

 

Monsieur le Maire, mes chers collègues,

 

Le 20 novembre dernier, lors de l’ouverture du congrès des maires de France, le Président de la République annonçait que la réforme des rythmes scolaires, prévue pour la rentrée 2013 serait repoussée. Il indiquait notamment que le retour à la semaine de 4 jours  et demie « s’étalerait sur deux ans ».

François Hollande répondait ainsi à une revendication des maires, inquiets depuis des mois, des conséquences de cette réorganisation sur les activités extrascolaires.

En effet, si l’association des maires de France a toujours soutenu cette réforme au nom du bien-être des écoliers, elle a toujours émis des réserves quant au raccourcissement des journées et à l’allongement du temps périscolaire, qu’il reviendra aux maires de supporter et de financer dans un contexte économique difficile.

Rappelons que dans le cadre des premières négociations, le 12 novembre , le ministre de l’éducation, Vincent Peillon, proposait aux communes de prendre en charge trois heures hebdomadaires supplémentaires, soit 45 minutes de plus par jour, de  15h45 à 16h30. Recrutement des personnels dédiés, mise à disposition de locaux, transports scolaires … l’Association des maires des grandes villes de France avait alors  chiffré la réforme à quelque 600 millions d’euros pour l’ensemble des élèves en année pleine, soit 150 euros par an et pour chaque enfant.

Pour répondre à l’inquiétude des maires et des enseignants craignant de voir se creuser des inégalités entre les communes « dites » riches et les autres, le ministère avait alors évoqué un fonds de péréquation.

On sait aujourd’hui que le ministère va débloquer un fonds de 250 millions d’euros pour les communes qui adopteront la réforme dès la rentrée 2013.

La Ville de limoges bénéficiera-t-elle du fonds incitatif  de 250 million d’euros? Et à quelle hauteur ?

Nous connaissons, monsieur le maire, l’ambition de la Ville de Limoges en matière éducative, et les nombreux projets déjà aboutis.

Cependant, au moment où le ministre Peillon se rend en Limousin, nous souhaiterions connaître de quelle manière la réforme des rythmes  scolaires sera mise en place sur notre commune . Car si cette réforme offre à la collectivité l’opportunité de définir un projet éducatif local pour améliorer la réussite éducative de tous les enfants, il reste que ce projet, que vous souhaitez  ambitieux et de qualité, nous n’en doutons pas,  doit s’articuler en cohérence avec les autres temps éducatifs.

Quelles seront donc les activités ludiques, créatives, artistiques, sportives proposées? Et avec quelles ressources présentes sur notre territoire allez-vous travailler : les équipements municipaux et les  associations culturelles, sportives, patrimoniales y seront-ils associées et sous quelle forme?

Je vous remercie.

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Première intervention du groupe PRG au Conseil municipal de Limoges

Conseil Municipal du Vendredi 30 Novembre 2012

Déclaration de Daniel Badou, conseiller municipal

 

 Monsieur le Maire, mes chers collègues,

 

Ce soir, le Conseil Municipal de Limoges accueille en sa majorité un nouveau conseiller, Philip Gaffet.

Désigné conseiller municipal en Juin 2010, après le décès de Jean-Jacques Bélézy, Philip a choisi  aujourd’hui d’adhérer au Parti Radical de gauche, composante de cette majorité.

Monsieur le Maire, mes chers collègues, nous sommes des hommes de gauche pleinement conscients de leurs responsabilités.

Elus de proximité, nous mesurons les attentes de nos concitoyens, qui vous ont  accordé leurs suffrages sur un programme. C’est pourquoi nous serons au sein de votre majorité des partenaires actifs et loyaux.

En cette période de crise économique, sociale et morale nous souhaitons vous apporter notre soutien dans les projets portés par  la collectivité et le vote du budget sera notamment l’un de nos premiers engagements à vos côtés.

Cependant, au regard des difficultés vécues par nombre de nos concitoyens nous nous réserverons le droit d’intervenir, en commission et ici, dans cette assemblée, pour faire entendre notre voix de radicaux de gauche.

Fidèles à une conception solidaire et humaniste de la société, nous faisons nôtre, dans cette majorité, cette maxime prêtée à Jean Monnet : « unis dans la diversité ».