Un label IGP pour la porcelaine de Limoges

La ministre Sylvia Pinel, en charge de l’artisanat, du commerce et du tourisme  a présenté ce  vendredi matin son plan de défense des productions régionales. Il s’agit d’un plan imposant de traçabilité et de géolocalisation, en pleine crise de la viande de cheval, pour redonner confiance aux consommateurs et imposer une  Identification Géographique Protégée -IGP- pour les produits non alimentaires, c’est-à-dire pour les produis manufacturés.

Cette décision a été prise sous la pression de la commune de Laguiole dont le nom a été « usurpé », cette affaire ayant révélé le manque de protection juridique de ses produits.

En effet si le vin ou le fromage bénéficient déjà de ce signe d’identification européen qui  les protège dans toute l’union européenne, la dentelle de Calais, les poteries d’Anduze, le savon de Marseille, le Granit de Bretagne ou la Porcelaine de Limoges ne le sont pas.

Cet IGP devrait être soutenu par l’INPI (Institut National de la Propriété Industrielle)

                                                                       Monique Boulestin

                                                                       Présidente du PRG 87

                                                                       Secrétaire Nationale à l’Europe

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Le tourisme : un levier important de notre économie locale

Le tourisme : un levier important de notre économie locale.

Monique BOULESTIN

Le secteur du tourisme, qui « résiste mieux que d’autres à la crise », a généré des recettes avoisinant 77 milliards d’euros en 2012 en France, a indiqué la ministre chargée du secteur, Sylvia Pinel, dans un entretien publié samedi sur le site internet du journal Les Echos. « Attention, c’est un chiffre provisoire », les statistiques n’étant pas encore consolidées pour le dernier trimestre « qui peut être porteur », selon Mme Pinel.

« Les premiers retours sur les vacances de Noël sont favorables. Les taux d’occupation sont compris entre 80% et 100% », poursuit-elle, ajoutant que la France était redevenue la première destination mondiale pour le ski en 2012.

Si la fréquentation « a légèrement progressé pour la clientèle étrangère », elle « baisse pour les Français », note la ministre, évoquant « l’incidence de la conjoncture et d’une météo pas forcément clémente ».

Pour dynamiser le secteur, la ministre souhaite mettre en place des « contrats de destination » entre ses services et les collectivités locales d’ici à l’été, pour « fédérer les opérateurs et les collectivités locales d’un même territoire sur un thème ».

La culture, le patrimoine ou l’oenotourisme pourront être des exemples de thématiques, sur lesquelles l’organisme de promotion du tourisme Atout France « apportera son expertise » « pour mieux cibler les clientèles étrangères », détaille-t-elle.
Pour les clientèles plus lointaines, asiatiques par exemple, Mme Pinel souhaiterait étendre ces « contrats de destination » au niveau européen avec plusieurs sites à visiter.

« Une marque Europe »

« Mes homologues espagnol et grec y sont très favorables. Mon homologue allemand est ouvert. Il faut changer nos habitudes. On s’est jusqu’à présent comporté en concurrents. Il faut penser à une marque Europe », estime-t-elle

Source AFP

Questions à Sylvia Pinel sur la Marque France

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Photo : Patrick Do Dinh/SIG

« Une conviction forte qui doit être portée par nos concitoyens », Sylvia Pinel explique les enjeux de la Marque France pour les secteurs de l’artisanat, du commerce et du tourisme.

A ce stade de lancement de la mission Marque France, quelle première définition ou première fonction pouvez-vous en donner ?

Il est indispensable aujourd’hui de créer une stratégie cohérente de promotion de tous nos atouts (nos produits, nos savoir-faire, nos territoires…) en France et à l’international, pour renforcer l’attractivité de notre pays et favoriser le rayonnement de la France dans le monde.

La Marque France doit jouer un rôle fédérateur auprès de tous, acteurs économiques, Etat, collectivités territoriales, mais aussi auprès des citoyens et des consommateurs français qui en sont finalement les premiers ambassadeurs, les premiers porte-parole.

La Marque France, c’est une identité, la promotion d’un savoir-vivre qui doit être mieux connu et identifié. C’est également une conviction forte qui doit être portée par nos concitoyens. C’est une notion rassembleuse et fédératrice qui montre aussi la cohérence des politiques conduites par le Gouvernement et l’esprit d’équipe de ses membres. Nous sommes rassemblés autour de l’objectif de compétitivité, chacun dans des secteurs très différents mais qui jouent tous un rôle pour la promotion de notre économie.

La mission de préfiguration que nous venons de confier à Philippe Lentschener, Michel Gardel, Clara Gaymard, Robert Zarader et agnès b. et qui rendra ses conclusions le 1er mai 2013, va permettre de lancer les travaux autour de cette Marque France.

Artisanat, commerce et tourisme : que représente la Marque France pour les secteurs dont vous avez la charge ? Quelles attentes décelez-vous déjà chez les professionnels ?

Mon ministère se situe à la croisée de l’histoire, de la culture, des territoires, des entreprises… tous ces domaines qui permettent à la France de rayonner. Pour les trois secteurs qui me concernent, il est indispensable qu’il y ait une stratégie cohérente de promotion de produits, de services et de savoir-faire. Cette marque doit permettre d’acquérir un nouveau dynamisme, d’innover et de se moderniser tout en gardant une exigence de qualité des produits.

Je pense à l’artisanat, dont les savoir-faire et les tours de main se transmettent de génération en génération. Au-delà de l’image d’Epinal, l’un des plus beaux exemples est celui de nos boulangeries, qui savent vendre notre pain à travers le monde et le réinventer en permanence. Je pense aussi aux métiers d’art, qui emploient au total 95 000 personnes et réalisent 10 % de chiffre d’affaires à l’export. Je pense également au commerce qui rayonne bien au-delà de nos frontières. C’est le secteur qui véhicule notre image, partout, dans les territoires, les villes, au contact des touristes et des Français. La Marque France doit constituer un point d’entrée sur l’attractivité du pays, que ce soit en le visitant ou en achetant un de nos produits, ici ou à l’étranger. Elle est un outil au service de la compétitivité. Quant aux attentes des professionnels, elles sont assez variées. Le secteur de l’artisanat souhaite une définition de la marque qui mette en avant l’excellence et les métiers. Pour les commerçants, l’un des objectifs est de leur permettre de mieux valoriser le produit fabriqué en France, le made in France. Le tourisme avec ses 81 millions de visiteurs se porte bien. Mais si la France est le pays le plus attractif du monde, nous devons être encore meilleurs, attirer encore davantage, en particulier sur les marchés émergents de pays qui nous connaissent mal. L’enjeu pour le secteur du tourisme est également que l’ensemble des acteurs soient rassemblés sous une bannière France unique au-delà des spécificités régionales de nos territoires.

Les corps professionnels vont-ils être consultés lors de la mission ?

Les professionnels seront bien entendu associés, notamment à travers des auditions. Je veillerai particulièrement à ce que les professions de l’artisanat, du commerce et du tourisme soient consultées. Ils sont un levier puissant de l’image de la France. Ils sont des vitrines de la France à travers le monde. Une stratégie de marque pays ne pourra réussir sans eux.

Source : http://www.gouvernement.fr