L’Observatoire de la laïcité, entre « camp laïque » et « gens de terrain »

Cet observatoire de la laïcité était une demande récurrente du PRG. Souhaitons qu’il apporte des réponses concrètes.

Monique BOULESTIN

L’Observatoire de la laïcité a été installé lundi 8 avril par le président de la République, qui en avait annoncé la création en décembre, sur la base d’un décret de 2007 resté lettre morte. Il en a confié la présidence à l’ancien ministre socialiste Jean-Louis Bianco, proche de Ségolène Royal, qui n’est pas un spécialiste de ces questions.

Outre les représentants des ministères concernés, l’Observatoire est composé de quatorze personnalités. Parmi eux, quatre parlementaires, deux UMP, un socialiste et une PRG, dont la plupart sont connus pour leur engagement sur les questions de laïcité. François-Noël Buffet, le sénateur UMP, maire d’Oullins (Rhône) fut rapporteur du projet de loi interdisant la dissimulation du visage dans l’espace public en 2010 ; Marie-Jo Zimmermann, députée UMP de Moselle sera au sein de l’Observatoire la représentante des terres concordataires, où le financement public des cultes est autorisé et organisé. Un sujet de discorde à gauche, dont une partie plaide pour la sortie progressive de ce système dérogatoire, et qui avait provoqué un cafouillage lors de la campagne présidentielle.

Des conceptions différentes de la laïcité

A gauche, le socialiste Jean Glavany, spécialiste de la laïcité au PS et Françoise Laborde, sénatrice PRG, à l’origine d’une proposition de loi sur la neutralité religieuse pour les personnes gardant des enfants, représentent la frange partisane de l’application d’une stricte laïcité. Une approche aussi défendue par l’ancien grand maître du Grand Orient de France, Patrick Kessel, auteur d’un ouvrage récent, Ils ont volé la laïcité ! (éd. JCG, 2012), et président du Comité Laïcité République. Il y plaidait notamment pour l’inscription des deux premiers articles de la loi de 1905 dans la Constitution, projet annoncé puis abandonné par François Hollande, et pour une suppression progressive du concordat et de tout financement public des cultes. Une autre responsable politique socialiste, la maire de Bron (Rhône), Annie Guillemot, spécialiste de la politique de la Ville, rejoint aussi l’Observatoire.

Le conseiller d’Etat, Alain Christnacht, qui mit en place l’instance de dialogue entre l’Eglise catholique et le gouvernement pour Lionel Jospin en 2002, représente une tendance moins radicale de la conception laïque à gauche. Le Conseil d’Etat a régulièrement rendu des avis favorables à une laïcité ouverte, contestés par des personnalités comme M.Kessel.

Un rapport et une loi ?

Présent aussi dans ce nouvel Observatoire, le philosophe Abdennour Bidar ; venu de la mission laïcité du Haut conseil à l’intégration, qui se fond dans la nouvelle structure, il a pris des positions tranchées en faveur d’une stricte laïcité. Deux des trois personnalités chargées par le ministre de l’éducation nationale d’un rapport sur la morale laïque, Alain Bergounioux (historien du parti socialiste) et Laurence Loeffel, ont aussi été nommées, de même qu’une juriste, Soraya Amrani Meki, ou le poète guadeloupéen, Daniel Maximim.

 Armelle Carminati, directrice générale Diversité du cabinet de consulting Accenture, représente le monde de l’entreprise et pourra apporter sa connaissance des situations de terrain. Rose-Marie van Leberghe, inspectrice générale des affaires sociales a, elle, travaillé alternativement dans des entreprises privées et publiques, et notamment dans le secteur hospitalier. L’Observatoire ne comporte pas de représentants des cultes, qui devraient être « consultés » ponctuellement.

L’Observatoire réalisera un rapport annuel sur l’état de la laïcité en France et devrait travailler en priorité sur l’opportunité et les contours d’une nouvelle loi sur le port de signes religieux dans l’entreprise, suite à l’affaire de la crèche Baby Loup. Le premier ministre devrait réunir prochainement les différents groupes politiques pour parvenir à un « consensus » sur cette question. Parmi les membres de l’Observatoire, quatre (Jean Glavany, Abdennour Bidar, Patrick Kessel et Françoise Laborde) sont signataires de la pétition demandant une nouvelle loi afin de combler « un vide juridique ».

Stéphanie Le Bars

Source : http://religion.blog.lemonde.fr

Publicités

La sécurisation de l’emploi

La sagesse des députés PRG par la voix de Thierry Braillard

Monique BOULESTIN

Les Radicaux votent ce texte sur la sécurisation de l’emploi tout en défendant les amendements qui ne le remettent pas en cause. Ce texte de compromis est le fruit d’un long travail des partenaires sociaux. Il arrive dans le droit fil de la construction historique de la démocratie sociale française depuis le conseil national de la résistance jusqu’à la grande conférence sociale voulue et proposée par François Hollande. Il ouvre des nouveaux droits aux salariés.

C’est un texte équilibré qui nous apparaît totalement adaptée à la situation sociale de notre pays.
Thierry Braillard
Sans titre

Baylet (PRG): le PS n’est «pas en ordre de bataille» et doit se ressaisir

Nous sommes tous « sur le même bateau ». A nous de faire preuve, collectivement, de courage et de détermination pour réussir

Monique Boulestin

 

md0.libe.com

Jean-Michel Baylet le 30 septembre 2012 à Paris (Photo Mehdi Fedouach. AFP)

Jean-Michel Baylet, sénateur et président du PRG, a assuré mercredi que son allié PS «n’est pas en ordre de bataille», et doit se ressaisir regrettant notamment un changement de pied sur la circonscription nationale unique pour les élections européennes.

Sur LCI, il a rappelé que les sénateurs radicaux de gauche avaient déposé une proposition de loi visant à restaurer pour le scrutin de 2014 cette circonscription unique, «votée par les socialistes au Sénat». Mais ces derniers «ont changé d’avis, pour des raisons qui leur appartiennent, et que je conteste».

«C’est un mauvais coup pour l’Europe, parce que les listes régionales, pour élire des députés européens, ça ne veut rien dire», a argumenté l’élu du Tarn-et-Garonne.

François Hollande «était favorable» à cette réforme, mais «il n’a pas pesé pour qu’il en soit autrement», a déploré M. Baylet.

Le système actuel des huit circonscriptions interrégionales «bloque les formations minoritaires» selon lui, et financer une campagne nationale «coûte moins cher que huit campagnes régionales», a argumenté M. Baylet au cours d’une conférence de presse à l’Assemblée, entouré de députés et de sénateurs radicaux. La proposition de loi, rejetée en commission à l’Assemblée, doit être débattue jeudi matin dans le cadre d’une journée réservée au groupe des radicaux de gauche.

Rapporteur du texte, le député radical de gauche Alain Tourret a dénoncé «une coalition de la peur»: «l’UDI a peur de Bayrou, peur de son rebond, le PS a peur de Mélenchon et d’être doublé sur sa gauche, l’UMP a peur de Marine Le Pen», a-t-il dit.

François Hollande, «a-t-il d’ailleurs les moyens d’imposer au législatif ses manières de voir ?», a demandé M. Baylet jugeant que le groupe des députés socialistes «est turbulent». «Les élus de la majorité devraient faire preuve d’un peu plus de responsabilité», a-t-il demandé, en ciblant le député parisien Pascal Cherki qui a exhorté le chef de l’Etat à ne pas se conduire «en conseiller général».

Pour M. Baylet, au PS certains «n’ont pas les épaules assez solides pour supporter les difficultés».

Or, «il faut garder la tête froide, et surtout être solidaire du gouvernement, du président de la République, de cette majorité. Il y en a trop qui me donnent l’impression de préférer être dans l’opposition parce que c’est plus facile».

«Le Parti Socialiste n’est pas en ordre de bataille, c’est clair», a tranché le sénateur. «Il faut qu’Harlem Désir mette ses troupes en ordre de bataille, et que les élus socialistes comprennent que nous sommes sur le même bateau». Faut-il changer de premier secrétaire ? «Il appartient aux socialistes de choisir leurs dirigeants. Mais il faut quand même que le PS se ressaisisse», avertit M. Baylet.

 Source : AFP – Libération.fr

Elections locales

Par la voix du sénateur Jacques Mézard, le PRG s’est interrogé le Mercredi 13 mars 2013, dans un esprit constructif, sur le bien-fondé du texte relatif à l’élection des conseillers départementaux et municipaux et des conseillers communautaires.

Examiné à l’Assemblée Nationale, le texte prévoit , d’abord, un système de binôme pour l’élection des conseillers départementaux .

Ce système est considéré dans nos départements qualifiés de « ruraux » comme un facteur supplémentaire de déséquilibre territorial, de fracture territoriale à l’intérieur même de nos départements.

En effet, la création d’immenses cantons ruraux regroupant un nombre considérable de communes, avec la disparition de nombreux chefs-lieux de cantons,  inquiète nos concitoyens  qui vivent, par ailleurs , à la fois l’abandon depuis plusieurs années d’une véritable  politique d’aménagement du territoire et l’ajout de nouveaux « handicaps » dont les « déserts de santé ».

Est-ce la fin programmée des départements? Est-ce une recomposition?…

De plus, il ne paraît pas raisonnable d’en rester à la règle du plus ou moins 20% pour la création de nouveaux cantons : ce système de dérogation particulière en fonction des zones de montagne ou littorale, serait jugée purement arbitraire, injuste et source de multiples contentieux.

Oui, il faut retenir la règle du plus ou moins 30%, proposée par le Sénat en première lecture, qui seule évitera la création de cantons gigantesques sans aucune cohérence et ne permettant plus, de surcroît, une représentation efficace et juste des départements concernés.

Oui, un conseiller départemental doit avoir une vision globale de l’action à mener dans son département mais cette action globale ne peut ni ne doit abandonner les cantons les moins peuplés, où les handicaps géographiques sont les plus lourds.

Pour ce qui concerne, ensuite, l’élection des conseillers municipaux et communautaires, il est indispensable que le seuil d’application du scrutin de liste reste à 1000 habitants. Descendre , comme le souhaitent les députés de la majorité PS à l’Assemblée Nationale, à 500 habitants aurait des inconvénients majeurs dans la constitution des listes. En effet, quel est l’intérêt de diminuer le nombre de conseillers municipaux, élus bénévoles, profondément attachés à leurs communes et acteurs de liens sociaux indispensables?

Par ailleurs, la représentation des maires des petites communes dans les intercommunalités, justifie de ne pas diminuer le nombre de conseillers municipaux : les maires seuls dans leurs communes seraient alors surchargés de travail …

 Enfin, l’élection des délégués communautaires justifie à elle seule la plus grande liberté et la plus grande simplicité dans le nouveau dispositif.

 

                                                                                                          Monique Boulestin

 

Le Parti radical de gauche émet 13 propositions pour les femmes en 2013

246510_463178217041401_594588368_n

 

Pour que les droits des femmes soient considérés au-delà de la seule journée du 8 mars …

Monique BOULESTIN

Le Parti radical de gauche et son association « Femmes Radicales » ont adressé vendredi au chef de l’Etat 13 propositions « pour légalité des hommes et des femmes ».

A l’occasion de la journée internationale des droits des femmes, le PRG et son association ont demandé au président de la République d’agir dans plusieurs domaines dont « la formation professionnelle des jeunes », la lutte contre les « violences faites aux femmes » et le soin aux personnes âgées.

Sur le plan de la formation professionnelle, la lettre dénonce une « répartition sexuée des filières », avec des « filières +masculines+ conduisant » à « des professions valorisées, bien rémunérées ». Le PRG encourage le gouvernement à « aller plus loin » pour changer les choses dans ce domaine.

Les radicaux de gauche proposent également la création de « 30.000 appartements relais pour les femmes victimes de violences ».

Enfin, la lettre demande des effectifs plus nombreux et mieux formés, pour s’occuper des personnes âgées, souvent des femmes, qui sont aujourd’hui accueillies dans des conditions que le PRG juge comparables à celles du « milieu carcéral ».

 

Source AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés. © 2012 Agence France-Presse.

 

Ils étaient trois humanistes…

Stéphane Hessel, Françoise Seligmann, Henri Caillavet, trois grandes figures de la Résistance viennent de s’éteindre , le même jour, presque au même âge.

Tous les trois ont été proches de Pierre Mendès France :  Stéphane Hessel fut son ami, Françoise Séligmann sa collaboratrice, Henri Caillavet membre de son cabinet aux Affaires Etrangères et au Plan.

Aujourd’hui, tous les  trois nous laissent, en héritage, des parcours de vies « exemplaires » : après  la  si douloureuse période  de la Résistance et de la Déportation vint le temps de leur  engagement politique, philosophique,  de leurs combats sans fin  pour la justice, la liberté, la dignité humaine … la paix  en Europe, dans le monde…

Nous rêvons de cette période d’après-guerre où, après les horreurs subies,  tout semblait possible , où les utopies reprenaient corps, où la vie avait un sens.

 Nous rêvons de ces parcours politiques où l’intransigeance le disputait à la fidélité, où l’intelligence du coeur complétait  le savoir de l’esprit , où la sincérité des engagements  primait sur les intérêts personnels.

Nous rêvons  d’un monde plus fraternel, plus solidaire, d’un « monde de soleil »…Mais, avec  Albert Camus, nous savons bien  que « chaque génération , sans doute, se croit vouée à refaire le monde . La mienne sait pourtant qu’elle ne le refera pas. Mais sa tâche est peut-être plus grande. Elle consiste à empêcher que le monde ne se défasse… »

C’est ce  devoir  de mémoire, envers ceux qui nous ont quittés, que nous avons désormais en partage.

 

                                                                                              Monique  Boulestin

 

Au revoir M. Hessel…

Hessel : l’homme indigné

201302281135_w350

En apprenant hier matin la mort de Stéphane Hessel, qui s’est éteint dans la nuit de mercredi à jeudi à l’âge de 95 ans, chacun d’entre nous s’est remémoré la voix si particulière de cet éternel jeune home au parcours exceptionnel.Une voix claire et distincte, qui combinait tout à la fois la douceur et la force, traduisant mieux que n’importe quel artifice et le caractère et la détermination de cet homme qui a véritablement épousé son siècle et, parfois, l’aura même débordé.Au point d’en devenir la conscience universelle et un passeur de mémoire hors pair, dont le succès de son livre «Indignez-vous!» en a porté le témoignage aussi éclatant qu’imprévisible.

Aux racines de cet engagement jamais démenti contre toutes les injustices se trouve sans nul doute la double culture que portait en lui Stéphane Hessel, né Allemand le 20 octobre 1917 à Berlin, et devenu Français à l’âge de vingt ans.Dès son enfance passée à Berlin, le jeune Stéphane baigne dans un environnement bourgeois aisé.Et lorsque la famille s’installe à Paris en 1925, Stéphane Hessel croise Marcel Duchamp, Man Ray, Le Corbusier, Brancusi ou André Breton.

L’esprit de résistance

Son père Franz, allemand d’origine polonaise juive, est essayiste et traducteur.Sa mère, Helen Grund, est la fille cadette d’un banquier.Un couple érudit, libre et anticonformiste dont l’histoire inspirera le roman autobiographique d’Henri-Pierre Roché; ce Jules et Jim porté à l’écran par François Truffaut.Ces amours doubles qu’il vécut enfant, forgeront chez Stéphane Hessel un rapport au monde et aux autres.«Moi, dans ma vie, j’ai davantage aimé aimer que d’être aimé», concédait-il récemment.

Dans cet environnement exceptionnel, Stéphane Hessel poursuit de brillantes études qui le mèneront de Paris à Londres, puis de la London School of Economics à l’école normale supérieure de la rue d’Ulm.

Mais Stéphane Hessel va se retrouver happé par l’Histoire et les tragédies de la seconde Guerre mondiale.Mobilisé en 1939, il assiste à la débâcle, est fait prisonnier, s’évade.Puis c’est l’engagement auprès de De Gaulle à Londres en 1941 dans une Résistance active qui le conduira en mission en France trois ans plus tard.Capturé, Stéphane Hessel va alors connaître dans sa chair l’horreur des camps à Buchenwald.Son courage, combiné à des circonstances exceptionnelles, le verront sortir vivant de cet enfer.Le 8 mai 1945, le voilà à Paris avec la conviction chevillée au corps de mettre son savoir et son expérience au service de la paix. Pendant les quarante années qui vont suivre, Stéphane Hessel sera un infatigable et discret diplomate, notamment à l’ONU où il sera l’un des architectes de la Charte universelle des droits de l’Homme.Que ce soit ensuite dans l’équipe de Pierre Mendès-France dans les années 50; dans le fauteuil de l’ONU à Genève en 1977; au Haut conseil à l’intégration en 1981; dans ses nombreuses missions en Afrique ou en Asie, Stéphane Hessel a toujours porté haut les couleurs d’un véritable humanisme européen.Et d’une nécessaire laïcité dont la défense lui permettra de recevoir des mains de Jean-Michel Baylet le prix Jean-Zay en 2008.

Défenseur des droits de l’Homme

À l’heure ou d’aucuns prennent leur retraite, Stéphane Hessel, infatigable défenseur des droits de l’Homme, se mobilise sans cesse, apporte son soutien – controversé – à la cause palestinienne, aux immigrés sans-papiers, comme aux faucheurs volontaires de José Bové sur un Larzac qu’il connaissait depuis vingt ans; et plus récemment aux opposants syriens.

Au crépuscule de sa vie, le destin rajouta à la vie exceptionnelle de Stéphane Hessel, la notoriété d’«Indignez-vous!», tiré à 5 millions d’exemplaires, traduit dans 35 pays.Une célébrité mondiale inattendue – et «terrible» disait ce grand modeste – qui laisse en héritage aux générations qui viennent le message que tout est possible pour qui s’engage.

Source : Le Petit Bleu

Un label IGP pour la porcelaine de Limoges

La ministre Sylvia Pinel, en charge de l’artisanat, du commerce et du tourisme  a présenté ce  vendredi matin son plan de défense des productions régionales. Il s’agit d’un plan imposant de traçabilité et de géolocalisation, en pleine crise de la viande de cheval, pour redonner confiance aux consommateurs et imposer une  Identification Géographique Protégée -IGP- pour les produits non alimentaires, c’est-à-dire pour les produis manufacturés.

Cette décision a été prise sous la pression de la commune de Laguiole dont le nom a été « usurpé », cette affaire ayant révélé le manque de protection juridique de ses produits.

En effet si le vin ou le fromage bénéficient déjà de ce signe d’identification européen qui  les protège dans toute l’union européenne, la dentelle de Calais, les poteries d’Anduze, le savon de Marseille, le Granit de Bretagne ou la Porcelaine de Limoges ne le sont pas.

Cet IGP devrait être soutenu par l’INPI (Institut National de la Propriété Industrielle)

                                                                       Monique Boulestin

                                                                       Présidente du PRG 87

                                                                       Secrétaire Nationale à l’Europe

Le tourisme : un levier important de notre économie locale

Le tourisme : un levier important de notre économie locale.

Monique BOULESTIN

Le secteur du tourisme, qui « résiste mieux que d’autres à la crise », a généré des recettes avoisinant 77 milliards d’euros en 2012 en France, a indiqué la ministre chargée du secteur, Sylvia Pinel, dans un entretien publié samedi sur le site internet du journal Les Echos. « Attention, c’est un chiffre provisoire », les statistiques n’étant pas encore consolidées pour le dernier trimestre « qui peut être porteur », selon Mme Pinel.

« Les premiers retours sur les vacances de Noël sont favorables. Les taux d’occupation sont compris entre 80% et 100% », poursuit-elle, ajoutant que la France était redevenue la première destination mondiale pour le ski en 2012.

Si la fréquentation « a légèrement progressé pour la clientèle étrangère », elle « baisse pour les Français », note la ministre, évoquant « l’incidence de la conjoncture et d’une météo pas forcément clémente ».

Pour dynamiser le secteur, la ministre souhaite mettre en place des « contrats de destination » entre ses services et les collectivités locales d’ici à l’été, pour « fédérer les opérateurs et les collectivités locales d’un même territoire sur un thème ».

La culture, le patrimoine ou l’oenotourisme pourront être des exemples de thématiques, sur lesquelles l’organisme de promotion du tourisme Atout France « apportera son expertise » « pour mieux cibler les clientèles étrangères », détaille-t-elle.
Pour les clientèles plus lointaines, asiatiques par exemple, Mme Pinel souhaiterait étendre ces « contrats de destination » au niveau européen avec plusieurs sites à visiter.

« Une marque Europe »

« Mes homologues espagnol et grec y sont très favorables. Mon homologue allemand est ouvert. Il faut changer nos habitudes. On s’est jusqu’à présent comporté en concurrents. Il faut penser à une marque Europe », estime-t-elle

Source AFP